Revue Française de la recherche
en viandes et produits carnés

ISSN  2555-8560

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Process et Technologies

 
L’UMT Imerviande : accompagner les transitions technologiques, humaines et numériques des filières viandes françaises.

Comment rendre les métiers des filières viandes plus attractifs, réduire la pénibilité des tâches et renforcer la maîtrise sanitaire tout en accompagnant la transition numérique des entreprises ? L'UMT IMERVIAnde entend apporter des réponses en développant des outils innovants fondés sur la réalité virtuelle, l'intelligence artificielle et la robotique collaborative, au service des professionnels et des futurs environnements de production.

 
Impact de la cuisson et du refroidissement sur le développement et la toxinogenèse de Clostridium botulinum durant la conservation du jambon cuit avec moins de nitrites et de NaCl.

Cet article décrit les impacts du barème de cuisson et de refroidissement sur le développement et la toxinogenèse de Clostridium botulinum groupe II type B psychrotrophe durant la conservation de jambon cuit à teneurs réduites en nitrites et en NaCl.

 
Compte-rendu des conférences organisées par l’ADIV à l’occasion de la célébration de ses 50 ans.

Quatre interventions d’experts ont illustré quelques-uns des enjeux d’avenir de la filière viande sur les thèmes des procédés, de la nutrition et de la consommation lors de la célébration des cinquante ans de l’ADIV.

 
Technologie de production de trois variantes de kilichi du Niger et évaluation des variabilités sensorielles entre consommateurs.

Cette étude évalue un savoir-faire traditionnel du Niger, la transformation de la viande en kilichi qui est en voie de professionnalisation et d’industrialisation. Elle montre que la qualité sensorielle de kilichi (notamment les paramètres gustatifs) est dépendante des ingrédients utilisés pour l’enrobage des lanières de viande.

 
Synthèse du rapport de la mission d'appui à la filière de la sélection animale des ruminants.

Résumé du rapport n° 24087 du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux établi par Juliette Auricoste, inspectrice et Arnaud Martrenchar, inspecteur général en janvier 2025.

 
Étude de l’impact de l’incorporation de la spiruline sur les propriétés technologiques et sensorielles de la Merguez à la viande de dromadaire.

L'ajout de spiruline dans les saucisses de dromadaire conditionnées sous vide permet de prolonger significativement leur durée de conservation sans compromettre leur acceptabilité sensorielle.

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Edito

Le gout et les bénéfices de la viande

Une fois encore, les chiffres démentent les impressions. Tandis que l’air du temps porte à croire à une désaffection des consommateurs pour les produits carnés, les statistiques montrent le contraire. Selon les dernières données de FranceAgriMer et d'Agreste publiées dans une synthèse de conjoncture parue en juillet, les Français ont consommé en 2025, pour la deuxième année consécutive, davantage de viande, avec une hausse globale de 1,3 % en 2025, après une progression de 2,3 % en 2024. À 85,7 kilos équivalent-carcasse (kgec) par habitant, le niveau de consommation retrouve son étiage de 2016, s'éloignant du point bas de 2023 marqué par une inflation galopante. Les grandes tendances de ces dernières années se confirment. La consommation de viande bovine diminue de nouveau (- 3%) à 20,1 kgec par habitant, tout comme le mouton et l'agneau (- 5,9 %) à 2 kgec, tandis que la volaille poursuit sa croissance (+3,3 %) pour atteindre 31,7 kgec par habitant. La viande porcine a connu dans le même temps une embellie (+2,7 %) à 31,5 kgec.
Ces évolutions constitueraient une bonne nouvelle pour les filières françaises si elles ne profitaient essentiellement aux origines étrangères. Selon la même étude, les importations de viande ont progressé sur la même période de 5%, la palme revenant à la viande de volaille (+ 8,6 %), devant les importations de viande porcine (+ 3,9 %). La part des importations a dépassé les 50% pour la viande de poulet ! Dans le même temps, la viande bovine a jugulé cette tendance, les importations ayant connu une baisse de - 0,8 % en 2025 après - 0,3 % en 2024 et - 5,7 % en 2023. La part des produits exportés progresse cependant légèrement, à 26%.
Toujours est-il que les Français, en dépit de différentes injonctions, apprécient plus que jamais d’équilibrer leur alimentation avec la viande. Ses bénéfices nutritionnels, souvent questionnés, sont de mieux en mieux connus, comme en témoignent plusieurs articles que nous vous proposons dans cette édition de Viandes&Produits Carnés. Deux contributions "Modélisation de l’effet matrice de la viande" et "Effet matrice de la viande : déterminants et implications nutritionnelles" par des équipes de l’Unité Qualité des Produits Animaux d’INRAE et de l’Université Clermont Auvergne permettent de mieux comprendre l’effet matrice dans la biodisponibilité des nutriments de la viande. Un autre article ("Biodisponibilité des vitamines et de la choline dans les produits animaux") éclaire la manière dont les produits animaux sont des vecteurs de vitamines et de choline biodisponibles trop longtemps négligés. Des domaines où les champs d’investigation sont encore importants.
Également à lire dans cette édition, une présentation des enjeux et projets de l’UMT Imerviande qui entend accompagner les transitions technologiques, humaines et numériques des filières viandes françaises et une étude sur le rôle de l’élevage ovin dans les régions steppiques algériennes.
Bonne lecture et bon été,

Jean-François HOCQUETTE et Bruno CARLHIAN