La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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 ECONOMIE ET CONSOMMATION

 
 

La filière viande bovine française

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Une exception européenne

Le secteur de l’abattage découpe en bovins souffre de déficits de compétitivité par rapport à certains concurrents européens surtout en raison de coûts de main-d’œuvre différents. Plusieurs défis sont à relever : baisse de la production, impact de l’arrêt des quotas laitiers, hausses de charges, et surtout recherche de nouveaux débouchés notamment à l’export.

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I. UN MARCHÉ EUROPÉO-CENTRÉ

Le marché européen de la viande bovine est devenu déficitaire en volume en 2003. Les importations des pays tiers ont culminé à près de 0,6 million de téc en 2005 et 2006 (7% de la consommation européenne), tandis que les exportations ne cessaient de diminuer.
Mais, depuis le déclenchement de la crise économique et financière, les importations ont reflué tandis que les exportations retrouvaient de la vigueur. C’est que la consommation européenne a été profondément affectée, tout particulièrement dans les pays du Sud (Grèce, Espagne, Italie, Portugal) : depuis 2007, elle a perdu près de 13% ! Les importations de pays tiers n’ont ainsi représenté que 4% de la consommation européenne en 2013, alors que les exportations (animaux vifs inclus) avaient rebondi en 2011 et 2012. Faut-il y voir un signe de compétitivité accrue des viandes européennes ?
En partie : depuis 2008, la production mondiale ne suit plus du tout la hausse de la demande, en particulier des pays émergents. Du coup, les prix mondiaux ont fortement augmenté et la viande et surtout les animaux vifs européens ont pu s’exporter en plus grandes quantités, tout particulièrement sur le pourtour du bassin méditerranéen (en Turquie, mais aussi au Maghreb, au Liban…).
Cependant, même si le différentiel de prix entre les leaders mondiaux exportateurs de bœuf (Brésil, Australie, Inde…) et l’Union européenne s’est tassé, il reste important. En fait, les exportations européennes sont surtout le fait d’une chute de la demande supérieure à celle de l’offre. Néanmoins, l’offre européenne difficilement compétitive sur le seul prix, a des arguments à faire valoir sur le plan des garanties sanitaires et de la qualité du produit, surtout vers des pays qui demandent de la viande maigre.

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La filière porcine française, une compétitivité à reconquérir

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La filière porcine française, face à de nombreux défis et à une compétitivité accrue de ses principaux concurrents européens

La filière porcine française, aux succès indéniables dans les années 1980-90, est à la peine. L’arrêt de la croissance de la production, depuis une quinzaine d’année, a entamé la dynamique de toute la filière. Elle a un besoin urgent de nouvelles stratégies concertées, basées sur une meilleure prise en compte des demandes des consommateurs et soucieuses des attentes de la société, ainsi que d’investissements conséquents aux niveaux agricole et industriels.

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I. DEGRADATIONS AU BILAN

La production mondiale de porc s’élève à environ 110 millions de tonnes en 2013. Premier producteur, la Chine en représente la moitié. Avec 22 millions de tonnes, l’UE est le second producteur, devant les Etats-Unis (10 millions de tonnes). La France est le troisième producteur européen après l’Allemagne (5 Mt) et l’Espagne (3,6 Mt).
Après une nette hausse dans les années 90, la production française s’érode depuis 2000. En 2013, elle atteint 2,2 millions de tonnes équivalent carcasse (tec, figure 1), pour environ 24,7 millions de têtes.

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Les français sont-ils satisfaits de la tendreté de la viande bovine ?

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Enquête auprès des consommateurs français

Cet article a fait l’objet d’une présentation lors des Rencontres autour des Recherches sur les Ruminants (3R) : Enquête « nationale » sur la tendreté de la viande bovine proposée au consommateur français, Normand J., Rubat E., Evrat-Georgel C., Turin F., Denoyelle C., Renc. Rech. Ruminants, 2009, 16, pages 147-150.

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INTRODUCTION

La tendreté est un facteur important de la qualité de la viande bovine et fait partie des attentes exprimées par le consommateur dans de nombreuses enquêtes d’opinion (Dransfield et Zamora, 1997 ; Resurreccion, 2004 ; Grunert et al., 2004). Le jugement par le consommateur d’une viande bovine trop chère en rapport d’une qualité trop souvent décevante et irrégulière, notamment vis à vis de la tendreté, pourrait ainsi être une des raisons de la baisse tendancielle de la consommation de viande bovine observée en France au cours de ces dernières années. Pourtant, à ce jour, aucune étude française ne s’est donné les moyens d’avoir une vision concrète et réelle de la perception de la tendreté au travers de la consommation du produit. Les consommateurs français sont-ils donc réellement déçus par la tendreté de la viande qu’ils consomment ? L’objectif du travail présenté ici était de mettre en place une étude nationale d’appréciation de la tendreté de la viande de bœuf par les consommateurs, à l’instar des « audits tendreté » conduits régulièrement aux États-Unis, en Australie ou en Nouvelle-Zélande (Morgan et al., 1991 ; Brooks et al., 2000 ; Bickerstaffe et al., 2001 ; Safari et al., 2002 ; Voges et al., 2007).

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