La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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 ECONOMIE ET CONSOMMATION

 
 

Faiblesses exogènes de la compétitivité de la filière viande bovine algérienne

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Analyse des contraintes pesant sur la compétitivité de la filière viande bovine en Algérie

La filière viande bovine est très hétérogène compte tenu de la diversité et des caractéristiques des acteurs qui la composent. Ainsi, la filière demeure fragile, très soumise aux fluctuations sur le marché des prix des aliments pour les animaux qui dépendent de l’année climatique expliquant ainsi les fortes variations de prix qui peuvent être multipliés par deux ou trois fois d’une saison à l’autre.

vpcINTRODUCTION

Le développement de la filière viande bovine a toujours constitué une priorité pour l’Algérie afin de répondre aux besoins de la population en protéines animales (Sadoud et al., 2015). La consommation de viande bovine est certes faible (6 kg éc/hab/an) mais en progression continue avec +36% en 12 ans (Institut de l’élevage, 2014a). Elle est neuf fois inférieure à la quantité consommée en Argentine, trois fois moindre que la moyenne européenne, mais proche de celle du Maroc, pays voisin, où elle est de l’ordre de 8 kg/hab/an (Institut de l’élevage, 2014b) et légèrement inférieure à celle de la Tunisie avec 4 kg/hab/an (Hsouna, 2010).
La filière algérienne est actuellement confrontée à l'ouverture progressive des frontières aux produits d'origine animale et à leurs dérivés. Ceux-ci proviennent de pays où les évolutions techniques et organisationnelles ont permis la mise à niveau de la filière viande et l'amélioration de la qualité des produits. La filière bovine algérienne doit s’accommoder de la transition vers une économie concurrentielle et du désengagement de l'Etat, ce dernier étant conduit à concevoir et à mettre en œuvre des réformes de libéralisation dans un contexte marqué par l'accord conclu avec l'Union européenne et par les négociations en vue de l'adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (Sadoud et al., 2014a). Les diverses mesures initiées vont aboutir dans des délais relativement courts à la moindre protection du marché national.

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Etude prospective des filières viande de ruminants du Massif central à l’horizon 2050

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5 scénarios pour anticiper et s’adapter

Le contexte de production et des producteurs de viande évolue en permanence avec les marchés, la PAC, la réglementation, les attentes sociétales en particulier la place de l’animal. Pour anticiper et s’adapter, 5 scénarios ont été élaborés et décrit, ils représentent différents futurs possibles à l’horizon 2050.

prospective viande ruminants massif central

INTRODUCTION

Composé de tout ou partie de 22 départements essentiellement de moyenne montagne, le Massif central (MC) représente 15% du territoire français sur lequel s’élèvent 44% et 38% des vaches et brebis nourrices françaises, et 14% et 58% des vaches et brebis laitières. Ces filières s’appuient en priorité sur une ressource en herbe abondante. La prairie, permanente ou temporaire, couvre près de 70% de la SAU et structure les paysages (Agreste 2010 et 2015). Le cheptel bovin laitier composé de 0,5 million de vaches produit 2,2 milliards de litres de lait par an. Les 2/3 sont transformés sur le territoire, principalement en fromages avec 22% en filière AOP et 35% en autres fromages (Idele, 2010). Le cheptel ovin laitier a un statut particulier du fait de l’importance de la zone de Roquefort (0,7 million de mères, 45% du fromage produit). Spécialité du massif, les vaches allaitantes représentent 15% du total européen. Elles se répartissent dans les trois grands bassins Charolais, Limousin et Montagne Sud : 1,8 million de mères produisent chaque année 1,5 million d’animaux maigres dont 0,9 million de broutards mâles et femelles sevrés de 9 mois environ, qui sont ensuite vendus pour être engraissés en dehors du massif (mais pour 42% en France). Le cheptel ovin allaitant (1,8 million de mères) produit majoritairement des agneaux de bergerie pour un marché français déficitaire en viande ovine.

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Lecture d’actualité - « Scandales » à répétition et déconsommation de viande

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Le comportement à l’égard de la viande impacté notamment par les scandales et les crises alimentaires

Harris Interactive a présenté le 31 janvier 2017 les résultats d’une étude d’opinion sur l’évolution des usages alimentaires des Français qui fait apparaître que près de la moitié des personnes interrogées ont modifié leur comportement à la suite des récents scandales et crises alimentaires.

viande supermarche

I. METHODOLOGIE

Les principales conclusions de l’étude réalisée par l’institut d’études Harris Interactive sur "les pratiques alimentaires d’aujourd’hui et de demain" ont été publiées le 31 janvier 2017[1]. Cette étude s’appuie sur une enquête réalisée en ligne du 12 au 21 octobre 2016 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, à partir de "l’access panel Harris Interactive"[2] La méthode des quotas et redressement a été appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région d’habitation de l’interviewé(e) et catégorie d’agglomération. L’étude a été enrichie par des paroles d’experts issues d’une étude documentaire interne du "Desk Research" de l’institut et des immersions ethnographiques consommateurs filmées par Harris Interactive. A noter que le nombre relativement faible de répondants sur la pratique d’un régime relativise la fiabilité des réponses.

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