La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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Elevage estival de porcs en extérieur : Effet de la génétique et des conditions d’abattage sur le comportement, la physiologie et les qualités des viandes

Les viandes de porcs élevés à l'extérieur bénéficient d'une bonne image mais on maîtrise mal les qualités objectives. Celles-ci peuvent être directement influencées par la production extérieure, ou indirectement par les réactions de stress à la procédure de l'abattage. Le choix du type génétique intervient également. Dans cette étude, les porcs ont été abattus à 150 Kg. Des porcs élevés sur des parcelles à l'extérieur, des porcs de père Large White, des femelles et des porcs non mélangés avant l'abattage avaient des teneurs en glycogène plus élevées que ceux élevés à l'intérieur sur caillebotis, de père Duroc, de mâles castrés ou des porcs mélangés avant l'abattage. Seules les conditions d'abattage ont influencé le pH ultime. Les porcs élevés à l'extérieur étaient moins réactifs à l'isolement. Ils étaient également moins agressifs pendant le mélange avant l'abattage, et par conséquent, avaient plus de glycogène musculaire au moment de l'abattage, par rapport aux porcs intérieurs mélangés. Les jambons secs des porcs de père Duroc ou élevés à l'extérieur étaient mieux appréciés, possiblement à cause de leurs teneurs en lipides plus importantes. Le bien-être animal était meilleur pour les porcs à l'extérieur car leur expression comportementale était plus variée alors qu'ils utilisaient toutes les parties de la parcelle.
Dans les deux expériences, la diminution des apports alimentaires en azote et en phosphore permet de diminuer significativement par rapport au témoin, les rejets d'azote de 17 à 37% et les rejets de phosphore de 4 à 21% selon les essais.
En conclusion, par rapport à la pratique courante, une réduction des apports alimentaires en azote et en phosphore chez le dindon en période de finition permet de limiter dans nos conditions les rejets azotés et phosphorés, sans pénaliser les performances globales des animaux. Toutefois, afin de limiter les risques liés à la réduction du rendement filet et à la baisse de performances en période finition 1, il reste préférable de réduire sensiblement les apports en protéines sur la phase de finition 2 seulement, soit à partir de 11-12 semaines. La réduction des apports en phosphore disponible peut être réalisée sur toute la période de finition, soit dès 8 semaines.


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