La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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Lecture d’actualité : l’animalisme est-il un anti-humanisme ?

Le double phénomène du développement de l’animal de compagnie (considéré comme presque l’égal de l’homme) et les excès de l’élevage intensif ont favorisé l’extension du mouvement animaliste, qui parfois dérive vers l’activisme. Selon l’auteur, l’audience du mouvement animaliste qui influence fortement la société et les décideurs, serait préjudiciable à l’espèce humaine. Ce raisonnement partagé par de nombreux autres auteurs est ici complété par une prise de position plus polémique : le concept de « bien-être animal », sujet à de nombreuses interprétations, renforcerait la cause animaliste. L’auteur revient également sur d’autres distinctions qui lui sont chères : nous devrions considérer les animaux et non pas l’animal, mieux faire la part des choses entre le rationnel et les émotions, entre « l’éthique de conviction » et « l’éthique de responsabilité », etc. Malgré le fait que l’auteur s’appuie sur la stratégie scientifique collective pour étayer son raisonnement (et donc balayer les idées reçues), il n’hésite pas à en critiquer ses orientations (concernant notamment l’étude du bien-être animal). Tout en reconnaissant la nécessité de protéger les animaux, l’auteur prend position en essayant de démontrer que l’anti-spécisme prôné par les animalistes conduit à un spécisme anti-humain, donc à un anti-humaniste. Il argumente en conclusion que la montée en puissance du mouvement animaliste s’expliquerait par les contradictions de la nature humaine et un mélange de science et de morale, ou encore de rationnel et d’émotion.

Biomarqueurs protéiques et tendreté de la viande bovine maturée

Au fil des années, les scientifiques ont montré que la tendreté de la viande bovine était la caractéristique la plus importante pour la satisfaction des consommateurs. A l’échelle mondiale, la variabilité de la tendreté de la viande est un problème chronique pour la filière viande. Cette variabilité est multifactorielle tout au long du process de maturation car elle implique un grand nombre de facteurs ante et post-mortem. Même si ces facteurs sont connus et bien étudiés, des biomarqueurs de tendreté pertinents et robustes font défaut. Jusqu’à présent, quelques études ont proposé différentes biomolécules incluant des protéines comme biomarqueurs de la tendreté, mais aucun biomarqueur universel répondant à toutes les exigences d’un biomarqueur robuste de tendreté n’a été proposé. L'absence de biomarqueurs universels de tendreté ne permet pas la standardisation du critère de tendreté à l’échelle internationale.
Cet article est une traduction actualisée de l’article « Is there a Possibility of Meat Tenderness Protein-Biomarkers on the Horizon? » publié dans International Journal of Agriculture Innovations and Research Volume 6, Issue 3, ISSN (Online) 2319-1473.

Indicateurs de suivi et d’amélioration du bien-être animal en élevage bovin

Les filières bovins viande et lait, au travers de leurs interprofessions INTERBEV et CNIEL, ont souhaité travailler sur une base commune d'indicateurs de bien-être animal permettant de proposer aux éleveurs et aux filières un outil socle pour objectiver et garantir le respect du bien-être animal en élevage, et apporter des éléments de réassurance aux consommateurs et citoyens. Cet outil servira de support d'évaluation pour les éleveurs de bovins allaitants et de bovins laitiers, dans l'objectif d'identifier leurs axes de progrès et de les intégrer dans le fonctionnement de leur exploitation. Pour atteindre cet objectif final, les travaux conduits se sont appuyés sur les définitions et principes de l’OIE (Organisation Mondiale de la Santé Animale) considérés comme références (code terrestre Chapitre 7.1), ainsi que sur l’expertise technique et scientifique des membres de groupes de travail. Cela a permis de co-construire une liste d'indicateurs pour l’évaluation et l'amélioration du bien-être des bovins destinés à la production de viande ou à la production laitière, qui pourra servir de base de diagnostic aux éleveurs et techniciens d’élevage. Sur la base de la bibliographie, de tests en élevages et d’entretiens avec des éleveurs, chaque indicateur a été ensuite décliné en mesures sur l'animal (autant que faire se peut) ou sur l'environnement de vie des animaux. La liste finale comprend les indicateurs liés au confort de l'animal, aux blessures et maladies, à la mortalité, à la gestion des pratiques douloureuses et de reproduction, à l'alimentation, à l'ambiance générale et à la relation homme-animal. Ce référentiel collectif et partagé complète les stratégies élaborées dans le cadre des concertations des filières et pourra évoluer ultérieurement via des recherches et innovations.

Les alternatives à la castration chirurgicale des porcelets

La castration chirurgicale des porcelets, motivée par la qualité des produits, est de moins en moins acceptable du fait de la douleur infligée à l’animal

Cet article rapporte des résultats présentés lors d’une session organisée lors de la 68ème réunion annuelle de l’EAAP (Fédération Européenne de Zootechnie) sur le thème "Alternatives à la castration chirurgicale des porcelets sans soulagement de la douleur". La session a commencé par une présentation de l’action Cost IPEMA qui vise à fédérer les efforts de recherches conduits en Europe. Après enquête dans 21 pays Européen, le projet Castrum a procédé à une évaluation des méthodes disponibles pour l’anesthésier et/ou l’analgésie des animaux lors de la castration chirurgicale. Des résultats nouveaux ont été présentés concernant la maîtrise des comportements d’agression et de monte qui nuisent au bien-être des porcs entiers. Des avancées on aussi été obtenues en matière de contrôle des odeurs sexuelles par voie génétique ou nutritionnelle, par des changements de conduite d’élevage ou en utilisant un vaccin d’immunocastration. Enfin une étude conduite dans le cadre du projet Castrum a évalué la sensibilité de systèmes de production différenciés sur la qualité des produits à l’utilisation de porcs mâles entiers.

L’Homme et la viande : "Je t’aime, moi non plus"

L’Homme et la viande : évolution des rapports biosociaux et des pratiques de production

Les sociétés humaines sont habituellement omnivores et ont évolué conjointement avec la viande, ressource alimentaire de qualité qui a été vitale dans leur évolution et leur survie. Cette évolution conjointe est de nature "bio sociale", dans la mesure où la viande exerce plusieurs fonctions en dehors de son rôle nutritionnel. Même de nos jours, quoique moins ouvertement, les traditions dites structurées autour de la viande sont impliquées dans la structuration des sociétés par leur rôle de liaison aussi bien que dans la consolidation des hiérarchies. De plus, leurs aspects sémiotiques (symbolisme autour de la viande) sont extraordinaires. Manger de la viande, cependant, impose de tuer les animaux, ce qui peut être considéré comme dérangeant d’un point de vue éthique. Les solutions pour gérer ce problème sont culturellement limitées. Tandis que les chasseurs cueilleurs tuaient habituellement en manifestant de la déférence pour les animaux, les sociétés domestiques semblent adopter une approche de domination ou de contrat avec les animaux. Dans tous les cas, l’abattage est profondément ritualisé. Cependant, dans les sociétés post-domestiques, les choses se font de manière différente dans la mesure où l’abattage des animaux a été exclusivement confiné dans des abattoirs. De plus, la viande est largement devenue un produit déconnecté de son origine animale. Les pratiques post-domestiques ont été appelées carnisme (terme utilisé notamment par les partisans du véganisme pour désigner la consommation de viande alors combinée avec un dégout de l’abattage). De nos jours, la révolution de l’information a conduit à mettre l’accent sur les pratiques d’abattage créant un problème sociétal chez quelques groupes de consommateurs. Plusieurs tendances peuvent être identifiées comme le résultat de ces nouveaux paradigmes, qui sont basés sur un ensemble de solutions hétérogènes allant de la non consommation de viande à la contextualisation culturelle souvent via la narration d’histoires.


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