La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

flickrfacebooktwitterdiggstumbleuponfeed

 lES DERNIERS ARTICLES PARUS

 
 

L’élevage contribue à la production durable de protéines

La contribution réelle des animaux d’élevage à la production de protéines doit s’évaluer en tenant compte des protéines végétales qu’ils consomment et qui pourraient être directement consommées par l’homme

Les productions animales sont souvent remises en cause pour leur inefficacité à utiliser les protéines végétales, ce qui est en apparence confirmé par des chiffres bruts. Il faut ainsi entre 2 et 10 kg de protéines végétales pour faire 1 kg de protéines animales. Mais ces chiffres globaux ignorent que les protéines de viande ou de lait ont une meilleure valeur nutritionnelle que les protéines végétales et qu’il faut donc en manger 20 à 25% de moins pour couvrir les besoins protéiques journaliers. Ils ignorent surtout que les animaux consomment des protéines non valorisables directement en alimentation humaine et des fourrages produits sur des surfaces sur lesquelles il n’est pas possible de produire des cultures annuelles. La contribution réelle des animaux à la sécurité protéique doit donc s’évaluer par la comparaison entre les protéines produites et les protéines d’origine végétales qui seraient consommables en alimentation humaine mais sont consommées par les animaux. La production de viande bovine valorisant beaucoup d’herbe est globalement neutre, c’est-à-dire qu’elle produit autant de protéines consommables par l’homme qu’elle ne consomme de protéines végétales qui auraient pu être directement consommées par l’homme, tandis que les systèmes bovins viande utilisant beaucoup de concentrés pour extérioriser le potentiel de production produisent en général un peu moins de protéines qu’ils ne consomment de protéines valorisables en alimentation humaine. Ces résultats, mettent en évidence une tension forte entre la nécessité d’avoir des croissances des animaux rapides pour satisfaire un besoin de production de volumes importants pour satisfaire à la demande croissante de protéines animales et la nécessité de limiter la compétition entre l’animal et l’homme pour l’accès aux protéines. Des marges de progrès existent pour améliorer l’efficience de l’utilisation des protéines, notamment par le recours à des sources alternatives de protéines et par une complémentarité bien organisée entre production animale et végétale à l’échelle des territoires pour maximiser la production de protéines consommables. L’ensemble de ces points est discuté dans cet article.


qrcode vpc

Pour Accéder au site V&PC depuis votre smartphone,
veuillez scanner ce flashcode.


Contacter VPC

  • Adresse :    ADIV - 10, Rue Jacqueline Auriol
    ZAC du Parc Industriel des Gravanches
    63039 CLERMONT-FERRAND cedex 2
  • Tél. : +33(0) 4.73.98.53.80
  • Fax : +33(0) 4.73.98.53.85
  • E-mail : contact
  • Site internet :www.adiv.fr